L'espèce humaine a quelque chose de fascinant, répandue sur cinq continents, des déserts arides aux déserts glacés, elle peut avoir poser les pieds sur la lune et avoir projeté d'aller faire coucou aux martiens, elle peut vivre oppressée dans une grande ville ou s'emmerder dans un village, elle n'en oublie pas pour autant de se rassembler autour de l'essentiel : le sexe.
Preuve en est l'exploit réalisé par des hackers russe, diffuser un film porno à l'instar des réclames publicitaires sur l'une des des artères principales de la capitale russe provocant par la même occasion un bouchon de quelques kilomètres. Exploit doublement réussit, la nouvelle dès sa parution par l'afp ayant été relayé par de nombreux journaux, qui, sans chercher plus loin on suivit le buzz parlant tantôt de petits bouchons, tantôt d'un immense embouteillage. Finalement le buzz se nourrit de peu de chose et l'évènement n'aurait très bien pu n'exister que dans la tête de du PDG de parano.ru (la société propriétaire de ces panneaux), encore que, nous prévient certains articles, de nombreux russes semblent avoir pris des vidéos de cet évènement avec leur téléphone portable. Dans ce cas, la question se pose de savoir où sont les vidéos ? Une seul vidéo disponible pour un évènement aussi relayé par la presse semble peu de chose.
Deux raisons explique cette étrange disparition des vidéos et point n'est lieu de faire appel à la théorie d'un complot russe pour comprendre le pourquoi du comment. La première raison est liée à aux conditions d'utilisation de youtube prohibant la diffusion de contenu pornographique, ceux ci faisant ici l'objet même de l'évènement, on comprend alors pourquoi ils n'apparaissent pas dans les réponses possibles.
Mais alors les vidéos devraient donc être disponible ailleurs ? ...
... me souffle t-on à l'oreille et bien NON, et le drame est véritablement là. Ceci d'autant plus attristant que son mécanisme nous est bien connu puisqu'il a fait l'objet de ma première remarque, ici le drame n'est pas la censure (bien qu'elle mène ici à des absurdités) mais bien la centralisation de l'information entre les mains de quelques groupes. C'est le cas de l'information internationale avec trois agences de presse se partageant le marché et c'est le cas aussi de l'hébergement vidéos (avec deux grands acteurs) mais aussi plus généralement du web 2.0 amenant à une centralisation d'internet sur quelque grands sites.
J'ai menti, le véritable drame se joue autour du rôle de contre pouvoir que pouvait à l'origine augurer le développement d'internet, celui d'alternative aux circuits habituels évitant, d'une manière proportionnelle au nombre de messages échangés, les risques de censure.
Or, internet tel qu'il se développe aujourd'hui prend le sens inverse de ce chemin, cela ne veut pas dire qu'il ne peut soutenir l'opposition politique ou permettre à des voix dissidentes de s'entendre. Il le peut, mais à la condition que la cause soit entendue d'une oreille attentive par les dirigeants des principaux sites.
Nous l'avons vu, cela a été le cas avec Twitter et la seconde révolution iranienne et comme ce ne fut pas le cas avec google et les dissidents chinois jusqu'à un revirement récent.
Quelques soient les motivations de google, sa nouvelle position ne peut qu'être favorable au développement des libertés. Mais au lieu de simplement nous réjouir, ne devrions nous pas plutôt nous inquiéter de voir la circulation de l'information conditionnée à des changements de politique des grands groupes ?
Que cette capacité de filtrage soit exercée pour des raisons morales, politiques ou économique ou qu'elle ne soit pas exercée du tout revient au même : en l'absence d'alternative que ce soit au niveau de la production d'information ou de support d'information, nous sommes condamné à répéter et répéter les mêmes informations et à les illustrer de la même manière.
Flippant non ?

2 avis éclairés:
Puisque ça parle un peu de cul, je peux le dire : ton article m'a fait bander.
Personnellement, je pense tout connement que l'esquive de la redondance de l'info' passe par Twitter... Encore faut-il trouver les bons tweets.
Hum méfiance Marco, Tweeter est certe un site sympa mais la multiltude des sources qu'il semble présenter est contrarier par l'unicité du machin.
SI tweeter un jour décide de censurer l'information tout s'évanouit.
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